25-30 ans, un job… et après ? Suivre un chemin ou se réinventer
- supersitelr
- 1 sept. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 sept. 2025
Pour beaucoup, la vingtaine rime avec diplômes, premiers emplois, mise en route dans la vie active. On suit souvent un parcours assez linéaire, encouragé par les choix faits plus tôt. Mais à 25, 28, 30 ans, parfois, une question revient : « Est-ce que ce que je fais me correspond vraiment ? Est-ce que mon travail a du sens pour moi aujourd'hui? »
Les chiffres le confirment. En 2023, 52 % des jeunes de 25 à 29 ans sont diplômés du supérieur, une hausse de 11 points en vingt ans (Céreq/ Insee). Cette concurrence accrue a redéfini les aspirations professionnelles. Fini l'idée d'une carrière figée : 60 % des moins de 35 ans souhaitent changer de métier ou démissionner, contre 49 % pour les plus de 35 ans.
La mobilité : un outil d'apprentissage et de construction personnelle
La majorité des jeunes diplômés changent de poste au moins une fois dans les cinq premières années. Ce n’est pas un signe d'instabilité mais de quête de sens. L'objectif est de trouver un poste plus stimulant, plus intéressant, et surtout plus en phase avec ses valeurs.
→ Selon les baromètres Ifop/ Apec, 60 à 70 % des 25-30 ans souhaitent donner plus de sens à leur travail même s’ils sont satisfaits de leur emploi actuel.
Le chemin linéaire de la “carrière classique” ne suffit plus. Les jeunes professionnels recherchent impact, autonomie et cohérence. C’est ce qui explique pourquoi certains se sentent pleinement alignés, tandis que d’autres ressentent le besoin d’explorer ou de se réinventer.
Pourquoi ce questionnement est-il si fréquent ?
La vingtaine et la trentaine sont des périodes charnières. C’est souvent à ce moment qu’on :
Réévalue ses choix faits à 18 ou 20 ans (qui se sont parfois imposés par défaut).
Mesure l’écart entre les attentes de ses études et la réalité du terrain.
Prend conscience que sa carrière va occuper une grande partie de sa vie
Alors, que faire quand on se retrouve à ce carrefour ?
La première étape est de se poser les bonnes questions.
Quelles sont vos passions, vos forces, vos valeurs profondes ?
Que vous inspire votre poste actuel ?
Quelles expériences pourraient vous aider à y voir plus clair ?
Ensuite, il s’agit de tester et d’explorer. Engager des projets annexes, développer de nouvelles compétences ou simplement observer ce qui vous motive dans votre quotidien peut être révélateur.
Le bilan de compétences peut également servir de boussole : identifier vos talents, ce qui vous fait vibrer et ce qui compte vraiment pour vous, et vous donner des pistes réalistes d’évolution.
Selon les statistiques, environ 25% des personnes en reconversion ont moins de 35 ans, ce qui confirme l’importance de cet outil en début de carrière pour éviter des erreurs coûteuses. De plus, 68% des reconvertis trouvent un emploi dans leur nouveau secteur dans les 6 mois suivant une formation validée. Le bilan offre ainsi un cadre sécurisé pour envisager des transformations en conscience.
Parfois aussi, il est tout aussi légitime de se dire que là où l’on est nous correspond bien. Il n'est pas obligatoire à tout prix de se réorienter comme le suggère et le valorise aujourd'hui la société et il est important de ne pas minimiser l’importance de la continuité de carrière. Rester dans son emploi peut correspondre à un véritable choix réfléchi.
En effet, près d’un tiers des jeunes se sentent bien dans leur emploi sans envisager de reprendre des formations ou changer de métier. La stabilité professionnelle, la montée en compétences dans son domaine et l'équilibre personnel sont aussi des sources d’épanouissement.
Le plus important est de respecter son rythme propre et ses priorités.
Notre vie personnelle se chargera de nous montrer les éventuelles voies qui s'ouvrent à nous tout au long de notre carrière.
Ces questionnements sont une opportunité et une chance de devenir l’architecte de sa propre carrière avec un parcours qui a du sens pour nous et qui répond à nos aspirations profondes. ✨



