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Rentrée 2026 : pas encore de place ? Le service civique, une piste à considérer pendant la phase complémentaire de Parcoursup

  • 11 août
  • 6 min de lecture

À cette période de l’été, certains jeunes savent déjà où ils seront en septembre. D'autres sont en attente de réponse ou ne savent pas vers où s'orienter avec un projet encore très incertain.

Dans cette situation, la tentation peut être grande de se dire qu’il faut absolument trouver une formation, même si elle ne correspond pas vraiment à ses envies.


Pourtant, ne pas avoir encore trouvé sa formation ne signifie pas forcément être sans solution.

→ La phase complémentaire de Parcoursup permet encore de trouver des formations qui disposent de places.

→ Et lorsque le projet reste incertain, une autre possibilité peut être intéressante à explorer : le Service Civique, comme une expérience qui peut permettre de découvrir, d’expérimenter et de faire avancer son orientation.



Parcoursup : il est encore possible de trouver une formation


La phase principale de Parcoursup est terminée mais la procédure ne s’arrête pas pour autant.

La phase complémentaire 2026 se déroule jusqu’au 10 septembre avec des vœux possibles à formuler jusqu'au 8 septembre. Elle permet aux candidats de choisir jusqu’à 10 nouveaux vœux pour des formations qui disposent encore de places.


Les formations disponibles sont actualisées sur la carte des formations Parcoursup. Il est donc intéressant de continuer à regarder les possibilités, même lorsque les choix formulés au printemps n’ont pas abouti.


Et pour les jeunes qui n’ont reçu aucune proposition, la Commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) peut également accompagner les candidats, sous certaines conditions, afin de rechercher une solution adaptée à leur projet, en fonction des places disponibles.


Mais une question mérite aussi d’être posée :

Faut-il absolument choisir une formation cette année ?



Choisir une formation ou prendre le temps d'expérimenter ?


Il y a une différence importante entre :

« Je n’ai pas trouvé de formation »

et

« Je ne sais pas encore quelle formation serait réellement faite pour moi. »


Dans le premier cas, la phase complémentaire peut permettre de trouver une solution.

Dans le second, se précipiter vers une formation uniquement parce qu’elle est encore disponible n’est pas forcément la meilleure stratégie.

Une formation choisie par défaut peut conduire à une démotivation rapide, voire à un décrochage.

Dans certaines situations, prendre quelques mois pour expérimenter avant de choisir peut être beaucoup plus constructif.

C’est notamment là que le Service Civique peut avoir sa place.



Le Service Civique, c'est quoi exactement ?


Le Service Civique est un engagement volontaire qui permet aux jeunes de réaliser une mission d’intérêt général au sein d’une association, d’une collectivité ou d’un organisme public.

Il est accessible aux jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les personnes en situation de handicap, sans condition de diplôme ni d’expérience.

Les missions durent généralement 6 à 12 mois, en France ou à l’étranger, et couvrent différents domaines : éducation, sport, culture, environnement, solidarité, santé, citoyenneté…

Le volontaire bénéficie d’une indemnisation d’environ 620 € par mois.


Le Service Civique n’est donc pas un emploi ni une formation, c’est avant tout une expérience d’engagement.

Et cette expérience peut aussi devenir une véritable expérience d’orientation.



Pourquoi faire un Service Civique quand on hésite sur son orientation ?


Quand on ne sait pas quoi faire, on peut avoir tendance à chercher la réponse uniquement en consultant des fiches métiers, des formations ou des tests d’orientation.

Ces outils peuvent être utiles mais il manque parfois quelque chose d’essentiel :

l’expérience.


Faire un Service Civique permet de sortir de la réflexion théorique et de se confronter à une réalité.

Par exemple :

  • un jeune qui aime le sport peut découvrir l’envers du décor d’une association sportive ;

  • une personne attirée par l’environnement peut participer concrètement à des actions de sensibilisation ;

  • un jeune qui envisage les métiers de l’éducation peut découvrir le fonctionnement d’une structure accueillant des enfants ou des adolescents ;

  • quelqu’un qui aime le contact humain peut expérimenter l’accompagnement de différents publics ;

  • un jeune attiré par la culture peut découvrir les coulisses d’une association ou d’un équipement culturel.


Et parfois, l’expérience permet de confirmer une envie ou faire réaliser que cette voie ne correspond pas à ses intérêts.

Et c’est une information précieuse pour construire son orientation.



Expérimenter pour mieux choisir


On imagine parfois qu’une expérience n’a de valeur que si elle confirme un projet mais

découvrir que l’on n’aime pas travailler dans un certain environnement, que l’on préfère être sur le terrain plutôt que derrière un ordinateur, que l’on apprécie le contact avec le public mais pas certaines contraintes du métier constitue aussi une de connaissance de soi.


Le Service Civique peut ainsi permettre de développer :

  • des compétences relationnelles ;

  • de l’autonomie ;

  • de la confiance en soi ;

  • le sens des responsabilités ;

  • la capacité à travailler en équipe ;

  • une meilleure connaissance du monde professionnel ;

  • et une première expérience à valoriser dans un parcours.


Le site officiel du Service Civique présente d’ailleurs explicitement l’engagement comme une occasion de développer ses compétences et de se découvrir.



Mais attention : un Service Civique ne doit pas être choisi au hasard


C’est probablement le point le plus important.

Faire un Service Civique simplement parce que « Je n’ai rien trouvé pour septembre » n’est pas forcément une bonne raison.

L’objectif n’est pas seulement de remplir son année. Il peut être beaucoup plus intéressant de se demander :

Qu’est-ce que cette expérience pourrait m’apporter ?


Avant de candidater à une mission, quelques questions peuvent être utiles :

1. Qu'est-ce que j'aimerais découvrir ?

Un secteur ? Un public ? Un environnement de travail ?

2. Qu'est-ce que j'aimerais expérimenter ?

Le travail en équipe ? L'animation ? L'organisation d'événements ? Le contact avec le public ? Le travail de terrain ?

3. Qu'aimerais-je mieux comprendre sur moi ?

Mes goûts ? Mes capacités ? Mes besoins dans un environnement de travail ?

4. Quelles compétences pourrais-je développer ?

Prendre la parole, organiser, communiquer, travailler en équipe, être autonome…

5. Quelle question d'orientation aimerais-je pouvoir mieux résoudre dans quelques mois ?

C'est peut-être la question la plus intéressante.

Parce qu'une bonne mission de Service Civique ne donnera pas nécessairement la réponse mais elle peut permettre de poser de meilleures questions.



Et après le Service Civique ?


L'objectif n'est pas nécessairement de poursuivre dans le domaine découvert pendant la mission.

L'expérience peut conduire vers une formation, un métier, une autre expérience ou vers une nouvelle réflexion.

Un jeune peut par exemple commencer son Service Civique en pensant s'orienter vers le sport et découvrir finalement un intérêt pour l'animation, la communication ou la gestion de projet.

Un autre peut découvrir qu'il aime accompagner les personnes mais préfère travailler avec des adultes plutôt qu'avec des enfants.

Un autre encore peut simplement gagner en maturité et en confiance avant de reprendre une formation.


L'orientation n'est pas toujours une ligne droite.

Elle peut se construire progressivement, à partir de rencontres, d'expériences et parfois même de détours.



Alors, que faire maintenant ?


Si vous êtes dans cette situation, plusieurs pistes peuvent être envisagées en parallèle :

1. Continuer à regarder Parcoursup.

La phase complémentaire reste ouverte jusqu'au 10 septembre 2026 et les formations proposant encore des places sont actualisées sur la plateforme.

2. Ne pas choisir une formation uniquement parce qu'elle est disponible.

Une place disponible n'est pas nécessairement une bonne orientation.

3. Explorer les possibilités de Service Civique.

Les missions sont consultables sur le site officiel du dispositif.

4. Prendre le temps de réfléchir à ce que l'on veut expérimenter.

Une expérience choisie avec une intention peut être beaucoup plus riche qu'une année simplement « occupée ».

5. Se faire accompagner si le flou persiste.

Ne pas savoir quoi choisir à 17, 18 ou 20 ans n'a rien d'exceptionnel.

L'important n'est pas forcément de trouver immédiatement la bonne réponse.

C'est parfois de trouver la prochaine étape qui permettra d'avancer.


Une année consacrée à expérimenter, découvrir, développer des compétences et réfléchir à la suite peut devenir une étape importante du parcours.

Le Service Civique n'est évidemment pas la solution pour tous les jeunes.

Mais pour certains, il peut représenter une belle occasion de prendre une expérience plutôt que de prendre une décision dans l'urgence.



Pour aller plus loin

Vous pouvez consulter :

Et si vous êtes parent d'un jeune qui ne sait toujours pas quoi faire à la rentrée, une chose me semble importante à garder en tête :

Une orientation qui prend un peu plus de temps n'est pas nécessairement une orientation floue.

Parfois, il faut simplement expérimenter pour pouvoir choisir.





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